Une Magazine sur la mode homme et l’élégance intemporelle

Logo poulpe Butticé Paris Naples.

Dans un après-midi de canicule du mois d’août, je réside dans le très élégant bureau de la maison de campagne de mon grand-père qui se situe entre le domaine de Chambord et non loin du Château de Cheverny (ayant servi à Hergé, d’inspiration au Moulinsart dans Tintin). Je suis confortablement installé dans ce canapé dans les tons écrus, vestige d’un soixante-dix oublié, respirant l’odeur du cuir ; pas celle de tannerie mais la peau luxueusement travaillée. 

Depuis toujours et de façon inconsciente, presque candide, j’ai toujours donné autant d’importance à ce que je donnais à manger à mon corps et à ceux que je lui faisais porter. Oui, « ce corps que je ne ne couvrais pas par nécessité mais que je prenais plaisir à habiller avec de beaux vêtements à la personnalité singulière ». Je me suis vite rendu compte, qu’ils n’étaient pas de simples vêtements à mes yeux, mais un enjoliveur d’apparence personnelle.

Le premier souvenir à propos des prémices de cette curiosité qu’éveillait en moi le vestiaire masculin classique, remonte à ces vacances passées sur l’île de Malte. J’y remémore avec affection, ce camarade de sorties nocturnes (mouvementées et alcoolisées), un sympathique Espagnol : Emilio. Il me prêta, un simple vêtement, une chemise à manches longues en coton dont je peine à me rappeler sa couleur, mais peu importe ! Une fois portée cette chemise, en me regardant devant le miroir de la chambre de la résidence étudiante où nous logions, je me suis senti tout de suite une autre personne. Oui, cette chemise, n’était pas juste une chemise, bien coupée, proportionné et sans doute dans la bonne couleur : non. Cette chemise était bien plus qu’un morceau de tissu assemblé, il était une sorte de prolongation de moi même qui sans le savoir à ce moment-là me procurait un « boost » de confiance en moi : une sorte d’armure qui m’aurait équipé dans ma quête nocturne auprès de la gente féminine.

Ce costume à rayures de piètre qualité enfilé à Rome

Ensuite il y a eu ce costume bleu deux pièces à trois boutons et à petites rayures grises, essayé dans cette boutique de fast fashion de la via del Corso à Rome, où, en le portant (bien qu’il était de piètre qualité), j’avais sans le savoir un début de sensation plutôt flatteuse, un sentiment de pouvoir que je n’aurais pu expliquer… J’ai même du avoir fait « l’erreur » d’en faire l’acquisition dans ce rayon homme plutôt calme à ce moment. Je me souviens également de cette sorte de passerelle de plusieurs mètres de long permettant avec le miroir dans le fond une sorte de « catwalk de défilé » qui me plaisait bien à l’époque. Oui, il m’enivrait vraiment et si j’avais pu, je me serais permis plus de silhouettes, plus d’excentricités bien lointaines de ce que m’aurait offert plus tard le tailoring dont je ne soupçonnais pas l’existence et qui était à l’époque de toute évidence hors portée.

Pédagogie du vêtement intemporel pour homme

En fin de compte aujourd’hui je peux l’expliquer, parler de vêtements pour hommes dans un journal ? Un blog ? Un magazine ? Peut sembler futile, certes ! Mais en parler en expliquant ce qu’il a pu m’apporter, ce qu’il peut, « vous apporter » est un réel plus, en convenez-vous ? Vous pourriez devenir la meilleure version de vous même, si vous preniez le temps de suivre des principes de base parsemés dans mes aventures au travers d’ateliers de tailleurs et autres bottiers où j’ai pu apprendre à connaitre des d’histoire des personnes, des repas partagés de façon presque familiale, fraternelle, avec de succulents plats qui vous restent gravés dans la mémoire…

Tout ça pour ça ? Oui, le vêtement n’est finalement q’un prétexte, la pierre angulaire, permettant de vivre et de raconter des histoires d’hommes, qui par la force des choses sont de grands épicuriens profitant de ce que la vie peut leur offrir de mieux et sans que ça soit pour autant fastueux. « Un art de vivre » ! Passant, simplement par un plat de pâtes, sauce tomate fraiche, un filet d’huile d’olive avec sa feuille de basilique accompagné d’un verre de vin sur une nappe à damier blanc et rouge d’une modeste trattoria à Rome en compagnie de ses compagnons de fortune. A un excellent café dégusté au comptoir de cette échoppe miteuse mais chaleureuse comme on en trouve un peu partout à Naples. Ce Negroni à l’heure de l’apéritif siroté dans le tripot de cet ancien « policier briscard » ex garde du corps d’un certain Umberto Bossi, dans la banlieue de Milan. Le vêtement, je peux le dire aujourd’hui a été une sorte d’école de la vie, un parcours académique m’ayant permis de me connaitre, de le connaitre mais aussi de l’oublier, de faire en sorte qu’il vieillisse avec moi, qu’il devienne mien sans avoir à me regarder de façon nombriliste, égocentrique tel « les précieuses ridicules ». Le vêtement pour homme c’est un peu tout ça à la fois ! 

Welcome on board ! Prenez-place et bonne visite sur notre site : Gentleman Chemistry.

Stéphane Butticé

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