Gianni Fontana, The Style Buff

10710827_10204207292335189_2131919658529149257_nph. Photo The Sun
 
 
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Âge : 50 ans cette année (classe 1964).

Origine: Je suis né à Milan.

Études et activité: J’ai étudié au Polytechnique de Milan. Depuis les premières années de mon activité, je me suis occupé de marketing et de communication. Actuellement, je suis partenaire d’une agence de communication spécialisée dans les marques créatives, de la mode au design, et je dirige la Milan Style Academy, une école de mode milanaise du Groupe De Amicis.

Pourquoi avez-vous choisi ce métier? C’est probablement une question héréditaire: ma mère était couturière  comme les autres membres de ma famille. Mes parents ne souhaitaient pas que je sois couturier et c’est ainsi que j’ai cherché à me rapprocher le plus possible de ce monde.

Comment y êtes-vous arrivé? J’évolue désormais dans ce métier depuis de nombreuses années. Il n’existe pas réellement un point d’arrivée. C’est peut-être ce qui est beau dans ce métier: avoir toujours devant soi de nouveaux défis et projets. La créativité ne cesse jamais.

Selon vous, c’est quoi un bon vêtement? Disons qu’il y a différents critères de jugement. D’un point de vue technique,  un bon vêtement doit être réalisé selon la tradition et dans la règle de l’art. D’un point de vue stylistique, un bon vêtement est celui qui garantit le meilleur à celui qui le porte.

Selon vous, c’est quoi un bon blog? On est dans l’époque des blogs. Il y a beaucoup de blogs et sur des thèmes différents. Sur la thématique sartoriale ou sur la mode masculine, de façon générale, j’en suis de nombreux. Ceux que j’affectionne particulièrement sont aux antipodes les uns des autres: d’un côté, ceux qui sont purement photographiques et ont la capacité d’identifier un mood, un goût bien précis; de l’autre côté, ceux riches de contenus, quasi encyclopédiques.

Êtes-vous sur-mesure ou prêt-à-porter?  Disons les deux. Évidemment, le sur-mesure est celui qui me donne beaucoup de satisfactions. J’aime aussi le vintage;  je suis donc très souvent à la recherche de pièces et d’accessoires qui ne sont pas sur-mesure mais qui ont une saveur spéciale.

Comment expliquer ce phénomène du retour au style du Gentleman? C’est un thème complexe. Il mériterait une analyse approfondie couvrant de nombreux aspects: sociologiques, économiques, culturels et de globalisation. Comme dans chaque phénomène de coutume, il y a de nombreuses influences qui sont à chercher dans la musique, la politique, l’art… Un retour du  Style accompagné aussi  de manières d’Homme et pas seulement de son esthétique me ferait plaisir.

Que vous conseilleriez-vous à nos lecteurs pour choisir un produit plutôt qu’un autre, en tenant compte du boom concernant cette “nouvelle vague” de maisons et, par conséquent, de son offre pléthorique? Le premier conseil est de rechercher sa propre identité. Je ne suis pas beaucoup les marques. J’essaye toujours de m’habiller selon mon être et mon état d’âme.

Trop souvent, dans les photos de streetstyle, sont mis en avant des looks excentriques très colorés mais pas la personne même. Quelle règle suivre pour affirmer un style personnel et élégant? D’un point de vue conceptuel, le streetstyle devrait montrer le contenant et non le contenu. Il devrait se concentrer sur le style et non pas sur la personne. Évidemment, le streetstyle peut avoir différentes clefs de lecture. Un analyste lit  les tendances et goûts du marché, le style de territoires déterminés. Un observateur distrait, très souvent, reste confu. Tout ce que l’on voit est à tenir en considération mais il faut savoir distinguer.

Pourriez-vous nous donner votre point de vue concernant les franchises qui imposent leur notoriété – en grand nombre et avec beaucoup de publicité? Selon vous, c’est comme cela qu’on fait vivre une marque “Exclusive et Confidentielle”? Le marché est grand et il y a de la place pour tout le monde. Petits et grands. De même,   les consommateurs ne sont pas tous pareils. Beaucoup sont attirés par les sollicitations des médias, d’autres sont plus indépendants et autonomes. Professionnellement, travaillant pour de nombreuses marques différentes les unes des autres, j’analyse au cas par cas. Personnellement, je suis plus anti tendances, préférant une pièce ou accessoire qui ait une histoire dans laquelle, au moins en partie, je suis l’un des acteurs.

Dans les réseaux sociaux on observe des modes et tendances. Malheureusement on observe beaucoup d’ostentation: Bouteilles de Champagne, Montres très brillantes, Yachts,  etc…  Où est l’élégance nonchalante dans ce type de discours? La marque rassure-t-elle le consommateur en lui faisant croire qu’il fait partie d’un club très exclusif ? Le marketing et la publicité font leur métier. Le consommateur, de façon générale, aime se sentir appartenir à un statut social plus élevé que le sien. Au final, c’est le marché qui l’emporte. Il est probablement plus facile, dans les réseaux sociaux,  de cacher le concret et apparaître comme ce que l’on est pas ou ce que l’on voudrait être.

Plus le produit est coûteux, meilleur il est?  Absolument pas! Du moins, pas dans tous les cas. Pour certains produits, comme pour certains services, il est nécessaire dépenser beaucoup comme pour une montre exclusive ou une nuit dans un hôtel de luxe. Dans d’autres cas, la recherche et la connaissance portent à des résultats payants. Personnellement, je préfère les choses simples et peu luxueuses; cela  ne signifie pas communes, mais bien au contraire souvent plus exclusives que celles (trop) coûteuses.

Votre point de vue concernant la publicité (presse, T.V., défilés)? La communication, c’est mon travail. Je vis pour ça. Pour le consommateur, le problème réside dans la foule et dans la pauvreté de l’information qui souvent est de mauvaise qualité. Les moyens de communications modernes ont accéléré la production. De nos jours, il n’est pas difficile trouver l’information alors qu’il est difficile de la classer et de l’estimer à sa juste valeur.

On dit que les jeunes ne veulent plus faire les métiers d’artisanat. Nous pensons que si les coûts des formations étaient moins prohibitifs, il y aurait plus de demande et donc plus d’opportunités professionnelles. Quelles solutions proposeriez-vous? Travaillant aussi à l’école où je dois confirmer que les requêtes de ce type arrivent très souvent de l’étranger. Peut-être que nous, européens,  sommes encore gâtés par la ‘‘new economy’’ ou  ce qu’il en reste. Le problème est que presque toute l’offre formative est privée et, par conséquent, a des coûts plus élevés par rapport au secteur public. Mais la qualité est plus élevée. Dans mon école, comme dans beaucoup d’autres, sont présents des programmes de scolarship qui aident les étudiants méritants. Mais les écoles seules ne suffisent pas: ce sont les institutions qui devraient travailler d’en haut, en subventionnant ce type de choix.

Comment voyez-vous le futur de ce secteur? C’est une bonne période et j’ai le sentiment que cela va durer un certain temps.

On remarque depuis plusieurs années au salon du Pitti à Florence une passion fédératrice et communicative pour le style qui au lieu de diviser (comme on le voit dans les conflits géopolitiques actuels) réunit des personnes du monde entier. Auriez-vous une explication à ce phénomène socioculturel ? Pitti est sans contexte un événement particulier. Si l’on pense que le train de la fashionweek laisse expressément un slot pour les journées florentines. J’aime beaucoup le Pitti, pour ses traditions et pour son goût sartorial qui a toujours porté de la hauteur au secteur. Je l’aime aussi pour ses différentes façons qu’ont les visiteurs de le vivre en comparaison du rythme frénétique de la fashionweek. J’aime la petite place, cet endroit devant le pavillon central où l’on se rencontre, converse, fait connaissance. Je ne pense pas que ce soit le seul événement qui unisse ou qui le fasse de façon plus précise. Je dirais que souvent les personnes d’horizons différents se trouvent chez eux réunis par une même passion partagée. Le cas le plus exemplaire, c’est le sport : des personnes différentes peuvent s’asseoir au stade et supporter la même équipe. Peut-être que Pitti est une équipe forte qui joue avec ‘style’ et se fait aimer par le plus grand nombre 🙂 .

Les couleurs de base à choisir pour ne pas commettre d’erreurs ? Je n’aime pas les règles. Il m’est difficile donner des indications précises sur ce qu’il faut faire ou sur ce qu’il ne faut pas faire. Même pour les tenues, je n’ai pas de  préférence. Je pense qu’une personne doit se sentir à l’aise selon la circonstance. De la journée au bureau au week-end, de l’apéritif au dîner important. En général, il vaut mieux se faire remarquer pour ses bonnes manières plutôt que pour son excentricité.

Celle à éviter ? Pour ceux qui ont peu d’aisance, je conseille d’user des palettes neutres en évitant les couleurs bruyantes. Tout comme pour les formes: éviter le trop large ou le trop serré.

Selon vous, le nœud de cravate est important? C’est une question fondamentale. Un nœud  mal fait peut détruire une silhouette parfaite. Il n’y a pas d’excuses pour un nœud mal fait. Je n’aime pas les nœuds symétriques et fais quasiment toujours le four-in-hand. La cravate est peut être l’accessoire masculin le plus inutile en même temps le plus aimé. Un nœud simple et une cravate bien réalisés contribuent à enrichir une tenue.

Revers de pantalon (combien de cm) ou pas? Le revers est typique d’un pantalon sport. Un pantalon de costume élégant ne devrait pas en avoir, tout comme le smoking (tuxedo) est sans revers. Dans les autres cas, cela dépend aussi du poids du tissu. Si le poids le permet, il me plaît assez haut; inversement,  il aurait un effet contrepoids peu plaisant.

Quel type de souliers? Après les cravates et les chapeaux, les souliers sont une autre passion. Il ne faut jamais économiser sur les chaussures. Il faut en prendre soin et les conserver longtemps. Du jean au smoking, chaque tenue a sa chaussure. Mes chaussures classiques préférées sont les modèles Oxford.

Noirs ou marrons? Celles noires pour les tenues formelles, marrons (mais aussi colorées) pour les autres situations.

Chaussettes hautes ou basses? En Italie els chaussettes courtes sont interdites par la loi, spécialement avec les sandales 🙂 !

Votre “icône de style”? Une liste très longue. Qui comprendrait mon père, mon frère et moi-même.

Votre montre, mécanique ou à quartz? De la même façon que pour les vêtements. Chaque occasion requiert son accessoire. Pour le sport comme pour les soirées élégantes. Au quotidien, j’utilise une montre militaire des forces spéciales avec un bracelet NATO; pour les activités dynamiques, j’utilise un Suunto multifonctions, puis quand il est nécessaire d’être plus habillé une Omega ou Panerai.

Votre eau de toilette? Le premier de tous: Antaeus de Chanel. L’hiver je l’alterne avec: Pour Homme di Van Cleef & Arpels. L’été j’utilise Allure, toujours de ChanelPour un Homme de Caron et la Cologne de Santa Maria Novella.

Caleçon ou Slip? Principalement des boxers.

Combien de temps vous faut-il pour vous préparer le matin? Promenade avec le chien, douche et toilette, me vêtir, petit déjeuner et veille news, pour un total approximatif d’une heure.

Pliez-vous votre pantalon avant d’aller vous coucher? Bien sûr.

La grosse voiture fait l’homme? Je possède une petite utilitaire et j’en suis fier. Je vis dans le centre de Milan et je l’utilise très peu. Quand j’ai besoin d’une plus grande voiture, je la loue.

Foot ou rugby? Je ne suis pas un grand supporter. L’esprit du rugby me plaît davantage. Je ne pratique aucun des deux sports. Préférant le vélo, le tennis et le ski.

Dernière escapade? Partagé entre travail et vacances. Je voyage souvent pour le travail, au moins une fois par mois. Pour les vacances je préfère les endroits peu touristiques et où il y peu de foule.

Menu idéal? À table je suis très curieux, spécialement avec la cuisine étrangère. Je mange Italien seulement dans mon pays. Je n’ai pas de plat préféré, même si la cuisine de la “Mamma” est la meilleure.

Bordeaux ou Bourgogne (Chianti, Nero d’Avola?)? Italie et France sont certainement aussi dans le vin comme dans la mode les premiers de la classe. Il ne manque jamais un verre de vin au dîner quand le menu le permet et un bon rouge corsé: l’idéal. De l’Italie  ma préférence se porte sur les vins du Piémont; pour les blancs, Sardaigne et Sicile (mes régions favorites).

Design: contemporain ou Louis XV? Chez moi c’est un juste compromis. Les pièces modernes flirtent avec des pièces d’époque. Beaucoup d’œuvres, peintures et sculptures, viennent compléter le lieu.

Blonde ou brune? Brune.

À quoi êtes-vous fidèle? L’intégrité.

Ce que vous préférez chez une femme? La féminité.

Qui inviteriez-vous au dîner de vos rêves? Un couturier, un artiste, un musicien, un danseur, un photographe et un écrivain.

Un film culte? Difficile d’en choisir un seul. J’aime beaucoup les auteurs italiens comme Federico Fellini et Sergio Leone. Parmi les étrangers: CoppolaSpielberg,Scorzese et Tarantino. Pour les acteurs: De Niro et Pacino. Je signale Nirvana de Salvatores dans mes coups de cœur, une pellicule peu connue qui, en son temps, était avant-gardiste.

Le livre sur votre table de chevet? Ma commode est toujours pleine de livres. Très souvent, j’en lis plusieurs à la fois. Je dois reconnaitre que je lésine sur les romans -préférant les essais.

La musique sur votre IPod? J’écoute de tout: du classique au jazz en passant par le funk. Cela dépend de mon humeur. Plus que l’iPod je préfère le vinyle. Un support qui arrive à donner des émotions spéciales.

Que changeriez-vous de vous-même? Je suis peut-être un peu capricieux.

Le luxe absolu? Avoir beaucoup de temps.

Merci!

C.G

thestylebuff.com

Età: 50 tondi quest’anno (classe 1964).

Origine: Sono nato a Milano.

Studi & Attività: Ho studiato al Politecnico di Milano. Fin dai primi anni di attività mi sono occupato di marketing e comunicazione. Adesso sono partner di un’agenzia di marketing specializzata in brand creativi, dalla moda al design e dirigo la Milan Style Academy, una scuola di moda milanese del gruppo De Amicis.

Perché aver scelto questo mestiere? Probabilmente è una questione ereditaria, mia madre faceva la sarta così come altri membri della mia famiglia. I miei genitori non volevano che io facessi il sarto e così ho cercato di avvicinarmi a questo mondo il più possibile.

Come ci sei arrivato? Faccio oramai questo mestiere da tanti anni. Non esiste un vero e proprio punto di arrivo. Forse questo è proprio il bello di questo lavoro: avere davanti sempre nuove sfide e nuovi progetti. La creatività non finisce mai.

Cos’è per te un buon vestito? Diciamo che ci sono diversi metri di giudizio. Da un punto di vista tecnico un buon vestito è quello ben realizzato, secondo la tradizione e a regola d’arte. Dal punto di vista stilistico, un buon vestito è quello che garantisce il meglio a chi lo indossa.

Cos’è per te un buon blog? Questa è l’epoca dei blog. Ci sono tantissimi blog e su diversi temi. Sull’argomento sartoriale o sulla moda maschile in genere ne seguo molti. Quelli che prediligo sono ai due estremi: da una parte quelli puramente fotografici che hanno la capacità di identificare un mood, un gusto, ben preciso; dall’altra parte quelli ricchi di contenuti, quasi enciclopedici.

Sei piuttosto su misura o prêt-à-porter? Diciamo entrambi. Ovviamente il su misura è quello che mi da molte soddisfazioni. Amo molto anche il vintage quindi molto spesso sono alla ricerca di capi e accessori che non sono su misura, ma che hanno un sapore speciale.

Come spiegare questo fenomeno del ritorno allo stile del Gentleman? È un tema complesso. Meriterebbe un’analisi approfondita che copre tanti aspetti: sociologico, economico, culturale e di globalizzazione. Come ogni fenomeno di costume, sono tante le influenze e sono da ricercare in ambiti come la musica, la politica, l’arte. Mi fa piacere che il ritorno dello stile si accompagni anche con il comportamento da uomo e non solo con la sua estetica.

Che cosa consiglieresti ai nostri lettori per scegliere un prodotto piuttosto che un altro, tenendo conto del boom riguardo questa “nouvelle vague” di case, e in conseguenza della sua offerta pletorica? Il primo consiglio è di cercare un’identità propria. Io non sono molto per i brand. Cerco sempre di vestire secondo il mio essere e secondo il mio stato d’animo.

Troppo spesso nelle foto di streetstyle sono messi in avanti look eccentrici e coloratissimi ma non la persona stessa. Quale regola seguire per affermare uno stile personale ed elegante? Dal punto di vista concettuale lo street style dovrebbe mostrare il contenitore e non il contenuto. Dovrebbe concentrarsi sullo stile e non sulla persona.Ovviamente lo street style può avere diverse chiavi di lettura. Un analista legge le tendenze e i gusti del mercato, lo stile di determinati territori. Un osservatore distratto molto spesso resta confuso. Di sicuro non tutto quello che si vede è da tenere in considerazione, bisogna saper distinguere.

Potresti darci il tuo punto di vista riguardo ai Franchising che impongono la loro notorietà in grande numero e con molta pubblicità? Secondo te, é cosi che si fa vivere un brand “Esclusivo & Confidenziale”? Il mercato è grande e c’è spazio per tutti. Grandi e piccoli. Anche gli utenti non sono tutti uguali. Molti sono attirati dalle sollecitazioni dei media, altri sono più indipendenti e autonomi.Professionalmente, lavorando per molti brand diversi tra loro, analizzo caso per caso. Personalmente invece sono più controtendenza, preferisco che un certo capo o un accessorio abbia una storia dove io, almeno in parte, sono uno dei protagonisti.

Nei social network si osservano, mode e tendenze. Purtroppo si osserva molta ostentazione: Bottiglie di Champagne, Orologi Brillantissimi, Yacht ecc. Dov’è l’eleganza in questo tipo di discorso? Il brand, rassicura il consumatore facendogli credere di appartenere ad un club esclusivo? Il marketing e la pubblicità fanno il loro mestiere. Il consumatore in genere ama sentirsi appartenente a un ceto superiore al proprio. Alla fine la ragione è del mercato.Probabilmente nei social network è più facile nascondere la concretezza e apparire quello che non si è o si desidera essere.

Più il prodotto é costoso meglio è? Assolutamente no. Almeno non in tutti i casi. Per certi prodotti, come per certi servizi, è necessario spendere tanto come per un orologio esclusivo o per una notte in un albergo di lusso. In altri casi la ricerca e la conoscenza portano a risultati a volte appaganti. Io personalmente preferisco le cose semplici e poco lussuose. Che non significa comuni anzi, molto spesso sono più esclusive di quelle costose.

Il tuo punto di vista riguardo alla pubblicità (stampa, T.V., sfilate…)? La comunicazione è il mio lavoro. Vivo di questo. Per il consumatore il problema è nell’affollamento e nella scarsa qualità informativa.I mezzi di comunicazione moderni hanno accelerato la fruizione. Oggi non è difficile trovare l’informazione mentre è difficile classificarla e valutarla.

Si dice che i giovani non vogliano più fare i mestieri d’artigiani. Noi pensiamo che se i costi delle formazioni fossero meno proibitivi ci sarebbe più domanda, e quindi più opportunità professionali. Quale soluzione proporresti? Lavorando anche nella scuola devo confermare che le richieste di questo tipo arrivano molto spesso dall’estero. Forse noi europei siamo ancora viziati dalla new economy o da quello che ne resta. Il problema è che quasi tutta l’offerta formativa è privata e di conseguenza ha costi più alti rispetto quella pubblica. Ma anche la qualità è alta. Nella mia scuola, come in tante altre sono comunque presenti programmi di scholarship che aiutano gli studenti più meritevoli. Ma le scuole da sole non bastano, sono le istituzioni che dovrebbero lavorare dall’alto incentivando questo tipo di scelta.

Come vedi il futuro del settore sartoriale? Questo è un buon periodo e credo che durerà ancora per molto.

Si nota da diversi anni alla fiera di Pitti Firenze e nel mondo una passione federatrice e comunicativa per lo stile che invece di dividere (come si vede nei conflitti geopolitici attuali) riunisce le persone del mondo intero. C’è l’avresti una spiegazione a questo fenomeno socio-culturale? Pitti senza dubbio è un evento particolare. Se si pensa che il treno delle fashion week lascia apposta uno slot per i giorni fiorentini. Amo molto Pitti, per le sue tradizioni e per il gusto sartoriale che ha sempre portato alto. Lo amo anche per la diversa modalità con cui i visitatori lo vivono rispetto il ritmo frenetico delle settimane della moda. Mi piace la piazzetta, quel posto davanti il padiglione centrale dove ci si incontra, si conversa, ci si conosce. Non credo sia l’unico evento che unisca o che lo faccia in modo più preciso. Direi che spesso persone di estrazione diversa si trovano accomunati da passioni condivise. Il caso più esemplare è lo sport: persone diverse possono sedere allo stadio e tifare la stessa squadra. Forse Pitti è una forte squadra che gioca con ‘stile’ e si fa amare da tanti 🙂 .

I colori di base da scegliere per non commettere errori? Outfit preferito? Non amo le regole. Mi risulta difficile dare indicazioni precise su cosa fare o su cosa non fare. Anche per gli outfit non ho un genere preferito. Credo che una persona debba trovarsi bene e a proprio agio a seconda della circostanza. Dalla giornata in ufficio al week-end, dall’aperitivo alla cena importante. In generale meglio farsi notare per le proprie maniere che per la propria eccentricità.

Quelli da evitare? Per chi ha poca dimestichezza consiglio di usare palette neutre evitando colori chiassosi. Come per le forme: evitare il troppo largo o il troppo stretto.

Per te è importante il nodo della cravatta? È una questione fondamentale. Un nodo fatto male può distruggere un outfit perfetto. Non ci sono scuse per un nodo fatto male. Non amo i nodi simmetrici e uso quasi sempre il four-in-hand. La cravatta è forse l’accessorio maschile più inutile e al tempo stesso più amato. Un nodo semplice e una cravatta ben realizzata contribuiscono ad arricchire l’outfit.

Risvolto del pantalone (quanti cm) o no? Il risvolto è tipico di un pantalone sportivo. Un pantalone di un abito elegante non dovrebbe averlo come anche lo smoking (tuxedo) è senza risvolto. Negli altri casi di pende anche dal peso del tessuto. Se il peso lo consente mi piace anche abbastanza alto, in altri casi avrebbe un effetto zavorra poco piacevole.

Che scarpe? Dopo cravatte e cappelli, le scarpe sono un’altra passione. Non bisogna mai risparmiare sulle scarpe. Bisogna curarle e conservarle per tanto tempo. Dal jeans allo smoking, ogni outfit ha la sua scarpa. La mia scarpa classica preferita è comunque la Oxford.

Nere o Marroni? Quelle nere per abiti formali, marroni (ma anche colorate) per gli altri casi.

Calze alte o basse? In Italia le calze corte sono vietate dalla legge, specialmente con i sandali 🙂 .

Il tuo “Style Icon”? Un elenco molto lungo. Comprende anche mio padre, mio fratello e me stesso.

Il tuo orologio, meccanico o quartz? Vale lo stesso discorso come per i vestiti. Ogni circostanza ha bisogno del suo accessorio. Per lo sport come per le serate eleganti. Per tutti i giorni uso un orologio militare delle forze speciali con un nato strap, per le attività dinamiche uso un Suunto multifunzione, poi quando è richiesta maggior eleganza uso un Omega o un Panerai.

Il tuo profumo? Primo fra tutti Antaeus di Chanel. D’inverno lo alterno con Pour Homme di Van Cleef & Arpels. D’estate uso anche Allure, sempre di Chanel, Pour un Homme de Caron e la colonia di Santa Maria Novella.

Slip o Boxer? Principalmente boxer.

Quanto tempo ci metti a prepararti il mattino? Passeggiata con il cane, doccia e toilette, vestiti, colazione e lettura news, per un totale di circa una ora e mezza.

Pieghi il tuo pantalone prima di andare a dormire? Certo!

Il macchinone fa l’uomo? Io ho una piccola utilitaria e ne sono fiero. Vivo in centro a Milano e la uso molto poco. Quando me ne serve una più grande, l’affitto.

Calcio o Rugby? Non sono un gran tifoso. Il rugby mi piace come spirito. Ma non pratico nessuno dei due sport. Preferisco il tennis, la bicicletta e lo sci.

Ultimo viaggio? Divido tra viaggi e vacanze. Viaggio spesso per lavoro, almeno una volta al mese. Per le vacanze preferisco posto poco affollati ed evito le destinazioni turistiche.

Menu ideale? A tavola sono molto curioso, specialmente con la cucina straniera. Mangio italiano solo nel mio paese. Non ho un piatto preferito, anche se la cucina della mamma è sempre la migliore.

Bordeaux o Bourgogne (Chianti, Nero d’Avola ?) ? Italia e Francia sono certamente i primi della classe anche nel vino come nella moda. Un bicchiere di vino a cena non manca mai e quando il menu lo consente un buon rosso corposo è l’ideale. Dell’Italia preferisco i vini piemontesi, per quanto riguarda i bianchi invece Sardegna e Sicilia sono le mie regioni preferite.

Design: contemporaneo o Luigi XV? Casa mia è un giusto compromesso. I pezzi moderni si affiancano a qualche pezzo d’epoca. Tante opere, dipinti e sculture, completano l’ambiente.

Bionda o Bruna? Bruna.

A che cosa sei fedele ? All’integrità personale.

La qualità preferita di una donna? La femminilità.

Con chi vorresti fare la cena dei tuoi sogni ? Un sarto, un artista, un musicista, un ballerino, un fotografo e uno scrittore.

Un film culto? Difficile sceglierne uno solo. Amo molto i registi italiani come Federico Fellini e Sergio Leone. Tra gli stranieri Coppola, Spielberg, Scorzese e Tarantino. Tra gli attori De Niro e Pacino. Tra i film segnalo Nirvana di Salvatores, una pellicola poco conosciuta che a suo tempo segnava avanguardia.

Il libro sul tuo comodino? Il mio comodino è sempre pieno di libri. Molto spesso ne leggo più di uno per volta. Devo ammettere che trascuro i romanzi a vantaggio della saggistica.

La musica nel tuo I-Pod? Ascolto di tutto: dalla classica al jazz fino al punk. Dipende molto dal mio stato d’animo. Più che l’iPod preferisco però il vinile. Un supporto che riesce a dare emozioni speciali.

Quello che vorresti cambiare di te stesso? Sono forse troppo pignolo.

Il lusso assoluto? Avere tanto tempo.

Grazie!

G.C.

thestylebuff.com

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