Pitti 91

Nous y voilà… Encore une fois… la tâche fatidique de vous résumer cette nouvelle édition de ce qu’un Salon de Professionnels qu’est (était) le Pitti Uomo est devenu.

Le Salon a bien évolué depuis notre première participation (Pitti 83), mais aussi d’après nos amis Professionnels qui le fréquentent depuis sa création en 1972 au Palazzo Pitti de Florence!

Tout n’est pas rose dans le marché du textile masculin. Avec la crise et les attentats en Europe (ayant fait fuir une bonne partie de la clientèle étrangère – ceux qui font vivre cette économie), les boutiques de PAP se portent très mal avec une chute de près de 30% du CA (une boutique moyenne qui faisait 3000€/jour peine aujourd’hui à faire 700€/jour). Les budgets com sont réduits et les boutiques sont mises en vente. Le client lassé de la qualité moyenne des griffes déserte pour se tourner vers une nouvelle offre susceptible de répondre de façon plus durable et personnalisée à ses attentes: la demi-mesure industrielle (le MTM: Made to Measure). Selon son budget et ses envies, il peut se tourner vers des façons italiennes, espagnoles, portugaises, etc… En ayant la liberté de choisir la matière première de son vêtement: laines italiennes ou anglaises (Holland & Sherry, W. Bill, Scabal, Loro PianaCaccioppoli, Drapers…), les finitions et détails (doublures, boutons, milanaises et boutonnières cousues main, poches plaquées ou cavalières, vestes sans fente, largeur du revers et longueur de veste…). Tout cela pour un prix souvent bien plus convenable que celui d’un vêtement PAP de griffe: cherchez l’erreur!!! Le client devient en quelque sorte son propre styliste. Ce marché-là se porte très bien (le professionnel ne stocke pas et s’acquitte de ses frais de façon et tissu à la commande du client; une simple carte de visite et un bon relationnel favoriseront la fidélité de sa clientèle).

Voici pour la partie conjoncture économique du Salon.

Eccoci… Di nuovo… Il fatidico compito di riassumervi questa nuova edizione di quello che è (era) la Fiera di professionisti Pitti Uomo è arrivato !

La Fiera si è evoluta nel tempo dalla nostra prima partecipazione (come espositori nell’edizione di Pitti 83), ma anche secondo i nostri amici Professionisti che la frequentano dalla sua creazione nel 1972 al Palazzo Pitti di Firenze !

Non è tutto rose e fiori nel mercato tessile. Con la crisi e gli attentati in Europa (che hanno fatto fuggire una buona parte della clientela straniera – quelli che fanno vivere questa economia), i negozi di RTW soffrono una perdita di guadagno del 30% rispetto agli anni passati (un negozio medio che poteva fare 3000€/giorno oggi fa fatica a farne 700€/giorno). I budget dedicati alla comunicazione sono i primi a essere tagliati e i negozi messi in vendita. Il cliente stanco della qualità media delle griffe si gira verso una nuova offerta suscettibile di rispondere in modo più perenne e personalizzabile alle sue esigenze : il MTM (made to measure ovvero su misura industriale). Secondo il suo budget e dei suoi desideri, può avvicinarsi a delle façon italiane, spagnole, portoghesi, ecc. Con la libertà di scegliere la materia prima del suo capo: lane iinglesi o italiane (Holland & Sherry, W. Bill, Scabal, Loro Piana, Caccioppoli, Drapers…), le finizioni e i dettagli (fodere interne, bottoni, milanesi e asole cucite a mano, tasche applicate o inclinate, giacche senza spacchi, larghezza del revers e lunghezza della giacca…). Tutto ciò per un prezzo sovente più onesto rispetto a quello dei capi di RTW firmati : trovate l’errore !!! Il cliente diventa in qualche modo il suo proprio stilista. Questo mercato parallelo si porta benissimo (il professionista non ha magazzino o rimanenze e paga le tratte della façon e del tessuto quando viene effettuato l’ordine dal cliente ; un semplice bigliettino da visita e un buon relazionale favoriranno la fidelizzazione della propria clientela).

Ecco per la parte congiuntura economica della Fiera.

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Liverano & Liverano workshop

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Pitti products

En ce qui concerne l’autre partie… Le cinéma, le carnaval, souvent l’exhibitionnisme de certains clowns, hommes-sandwichs et autres pique-assiettes bouffant à tous les râteliers, auteurs de livres aussi « traitant de l’élégance »  (déguisés comme s’ils allaient travailler chez Bouglione ou en sapins de Noël, au choix) sont encouragés par les organisateurs-mêmes du Salon qui déroulent le tapis rouge aux starlettes de ces 4 jours: photographes de rues (ou de trottoir), fashionistas hystériques, plombiers, charcutiers, pompistes et chartiers déguisées en gentlemen serrant la main sans enlever leur gant (pas très poli), menswear ambassador ou consultants autoproclamés (aucun diplôme n’est requis pour ce poste) ne faisant pas la différence entre une veste et un manteau se disputent leurs services avec les bespoke advisers ou les sartorial consultant (comme si une entreprise avait besoin de leur mauvais goût…). Une plaisanterie, une farce concentrée sur la place des phénomènes ou des fainéants (piazza dei nulla facenti), assis pendant 8 heures sur le muret qui fait face au Pavillon Central (sans veste, par un froid polaire) dans l’espoir d’être photographiés par des photographes convaincus d’égaler Robert Avedon avec leurs photos de look « fluos » (puis stop les gars, changez un peu vos cibles! Vos photos sont toutes pareilles, un peu de créativité serait la bienvenue…).

Per quanto riguarda l’altra parte… Il cinema, il carnevale, molto spesso l’esibizionismo e l’ostentazione di certi pagliacci, uomini-sandwichs e altri scrocconi, autori di libri « che trattano di eleganza » (travestiti come se andassero a lavorare da Bouglione o in alberi di Natale, a scelta) sono incoraggiati dagli organizzatori stessi della Fiera che srotolano il tappeto rosso alle starlettes di quei 4 giorni : fotografi di strada (o di marciapiede), fashionistas isteriche, idraulici, salumieri, benzinai e carrettieri travestiti da gentiluomini dando la mano senza togliere il proprio guanto (non tanto elegante), menswear ambassador o consultant autoproclamati (nessun diploma è necessario per questa posizione) che non fanno la differenza tra una giacca e un cappotto si contendono i loro servizi con i bespoke adviser o i sartorial consultant (come se le aziende avessero bisogno del loro cattivo gusto…). Una barzelletta, uno scherzo, una pagliacciata concentrata sulla ‘‘piazza dei fenomeni’’ o ‘‘dei nulla facenti’’, seduti anche 8 ore sul muretto affiancato dal Paddiglione Centrale (senza giacca, in un mese di gennaio polare) con la speranza di essere fotografati da fotografi della domenica convinti di uguagliare Robert Avedon con look « fosforescenti  » effimeri che finiranno sui social network (poi basta ragazzi, cambiate un po’ i vostri soggetti ! Le vostre foto sono tutte uguali, un po’ di creatività sarebbe benvenuta…).

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Pitti stylish friends

Nous n’avons pas vraiment pu constater de nouveautés… Les élégants se cachent dans les allées des stands, fuyant cette « place des fainéants » et ils sont systématiquement habillés dans les tons classiques: bleus, beiges, gris, marrons sans surenchérir et de façon vraiment naturelle (les autres, prenez-en de la graine). On peut également en apercevoir de façon discrète dans les rues de Florence, pour profiter du cadre magique qu’offre cette ville. Et puis, c’est toujours un plaisir de se retrouver entre amis pour partager un bon repas (une raison qui à elle seule justifie le déplacement à Florence).
Rendez-vous au cirque Bouglione l’été prochain! 😉

Non abbiamo constato particolari novità… Gli eleganti si nascondono nei corridoi degli stand, per fuggire quella piazza di disperati e nulla facenti. Molto spesso sono vestiti nei toni classici: blu, beiges, grigi e marroni senza andare nel complicato in modo totalmente naturale (sarebbe il caso di prenderne spunto per gli altri). Si possono anche intravedere in modo discreto nelle strade di Firenze, approfittando dello sfondo magnifico che offre la città. E poi, è sempre un piacere ritrovarsi tra amici per condividere una buona cena (una ragione sufficiente a giustificare la trasferta a Firenze).

Appuntamento al circo Bouglione l’estate prossima ! 😉

2 réflexions sur “Pitti 91

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