Vitale Barberis Canonico, The Engineer of Fabrics

Il y a quelques mois, nous atterrissions à l’aéroport de Milano Malpensa où nous attendait Silvio, mordu du volant de sa BMW rutilante. Il nous accompagne en 5ème vitesse dans les Préalpes de Biella, à destination du plus gros éditeur d’étoffes luxueuses de Pratrivero (et dans le monde): Vitale Barberis Canonico.

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Chiara Bianchi Maiocchi, Luciano Barberis Canonico, Francesco Barberis Canonico, Alessandro Barberis Canonico, Daniela Barberis Canonico, Lucia Bianchi Maiocchi, Alberto Barberis Canonico con ritratto di Vitale Barberis Canonico. Credits: Fredi Marcarini

Arrivés sur place, nous pénétrons par l’entrée principale d’une ruelle de village ne payant pas de mine, qui ne nous laissait pas imaginer le savoir-faire (100% Made in Italy!), les prouesses techniques et innovatrices que cache la bâtisse (l’entreprise a toujours su conserver tradition avec un twist de modernité : Classic with a Twist !).

Nous sommes conduits dans une des salles de réunion du siège administratif de VBC, accueillis par le brillant Simone Ubertino Rosso, bras droit de Francesco Barberis Canonico (13ème génération de cette famille qui débuta l’activité en 1663) qui ne se fait pas attendre. Après avoir pris le café avec ces messieurs, nous débutons la visite de cette incroyable usine de production d’étoffes (VBC sélectionne les plus belles qualités de lainages au monde et est leader dans la production de tissus superfins en production et en export).

Nous y découvrons avec surprise une usine ultra moderne avec des robots automatiques. Néanmoins, l’œil vigilant (et indispensable) de l’homme n’est jamais loin pour les calibrages et la gestion des machines, mais aussi pour les différents contrôles de qualité. Étonnamment, l’ambiance est assez silencieuse: la VBC est une entreprise soucieuse des conditions de travail de ses (430) employés; c’est pour cela que les métiers à tisser sont couverts par des cabines spéciales insonorisées. Nous sommes loin, en effet, de l’ère industrielle d’Oliver Twist !

Comme pour ses employés, la VBC est soucieuse du respect de l’environnement et de cette eau si pure (en allant déjeuner nous avons constaté qu’en nous lavant les mains le savon s’enlevait plus difficilement que d’habitude)  qu’elle met au centre du processus de réalisation des étoffes qu’elle produit. L’eau est sans cesse traitée, dépurée et réutilisée : dans le bassin final  vivent joyeusement poissons rouges et carpes.

L’entreprise a le contrôle sur le cycle complet de production : de l’achat des lainages au cardage, le filage, tissage, teinture  différentes étapes de finissage (étapes souvent oubliées du consommateur final).

VBC est une des plus grosses entreprises textiles, avec la plus grande diffusion, grâce à un efficace réseau de distribution commerciale (avec plus de 80% de la production à l’export).

Malgré la crise (qui n’a pas épargné le secteur textile et d’autres éditeurs de tissu qui ont du fermer leurs portes), VBC est toujours en croissance, en ayant produit plus de 9.500.000 millions de mètres de tissu pour un CA de 150M€ en 2016. En 2013, l’entreprise est entrée dans le club très  fermé des Hénokiens : club international des entreprises familiales bicentenaires, avec plus de 350 ans d’ancienneté : Longue vie à la VBC !

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